« Cette notion de guérison gêne beaucoup de monde. On peut employer le mot de guérison dans des conditions très strictes, c'est-à-dire quand on a pris en compte la totalité de la maladie. Dans [es cures de désintoxication et avec l'aide des mouvements d'anciens buveurs, une prise en charge globale a lieu. il faut que le malade ait d'abord réglé son problème de dépendance physique et après s'occuper de la dépendance psychologique. Cela demande un travail intense sur soi. Mais l'alcoolisme est aussi une maladie de l'émotion et de la communication. Il faut donc traiter tous ces aspects. La guérison correspond à une abstinence définitive, heureuse, comprise et librement acceptée. Si en revanche, on a affaire à quelqu'un d'abstinent mais de malheureux, c'est qu'il n'est pas guéri. »
Docteur Rémy
François,
médecin alcoologue,
psychothérapeute et directeur du centre spécialisé
de Lettra