« Un malade alcoolique qui consulte ; un malade alcoolique qui recherche le soutien des malades abstinents ou mieux encore, qui souhaite militer dans une association ; un malade alcoolique qui accepte de prendre des antabuses ; un malade qui accepte que son environnement familial et professionnel ait besoin de temps pour lui faire à nouveau confiance ; un malade qui accepte les difficultés de tous les jours, se responsabilise et a toutes les chances de s'en sortir.
A l'inverse, un patient qui refuse de consulter, qui refuse le soutien des associations et des médicaments parce qu'il veut « s'en sortir tout seul », qui accuse encore et toujours son enfance, son travail, son époux ou son épouse etc. de ses défaillances, se déresponsabilise et a peu de chances de s'en sortir.
Le malade alcoolique doit réapprendre à affronter et à se sentir responsable, il doit abandonner les conduites compensatoires. Certes, il doit se déculpabiliser mais il doit aussi cesser de « s'abriter » , de se déresponsabiliser derrière toute les étiologies de son mal. Il doit prendre les rênes de son destin en mains, il doit reconquérir les autres et non pas toujours attendre « que tout aille bien pour qu'il puisse guérir ».