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J’ai osé la franchir
Pousser cette maudite porte
Y passer pas à pas
Je me suis vu grandir
Après avoir salué tout le monde
Je me suis retrouvé assis
Je n’étais plus seul au monde
Je n’étais plus en sursis
Enfin je pouvais parler
J’étais compris écouté
Peu à peu je me détendais
Personne ne me critiquait
J’avais trouvé des frères
Je n’étais plus un homme que l’on récupère
J’écoutais ces hommes, ces femmes,
Parler de leurs vécus
Je redevenais un homme
Et mon histoire leur avait plu.
MERCI VIE LIBRE.
Pierre FOURNIER (Châteaudun 28 )
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