Communiqué de presse du 24 avril 2014

Clichy, le 24 avril 2014,

LUTTE CONTRE L'ALCOOLISME :

LES BOUTIQUIERS DÉFENDENT LEUR BOUTIQUE

Quoi de plus normal sur le plan économique, et non sur le plan moral, que le vice-Président de l'association Baclofène, défende son produit Baclofène.

Il est déjà plus  étonnant qu'une partie de son argumentation repose sur l'attaque de ceux qui sont dubitatifs sur la façon de commercialiser un remède miracle dont la prescription engendre des dommages collatéraux par la poursuite de l'usage dépendant de l'alcool.

Ses intentions deviennent suspectes lorsqu'il s'en prend nominalement à la personne du Président de Vie Libre sur le site de son produit. Pourquoi une telle violence ?

Faut-il rappeler qu'au contraire de monsieur Brasey et de l'association Baclofène,  Vie Libre ne défend aucun produit. Comme son nom l'indique Vie Libre est un mouvement d'entraide d'anciens buveurs qui, forts de leur expérience de la dépendance à l'alcool, aident les malades vers la guérison. A ce titre il est reconnu d'utilité publique. Nos fondateurs sont connus, le milieu médical reconnaît nos compétences et nos capacités d'accompagnement du malade vers la guérison.

Quel crédit apporter à Monsieur Yves Brasey, Président d'une société financière de gestion de fonds dont le site des « échos » indique que « ses comptes annuels n'ont pas été publiés », et vice-président de l'association Baclofène dont, hormis pour les trois postes du bureau, le nom des membres fondateurs existent...sur une liste non publique ?

Quel crédit apporter aux propos de ce personnage qui attaque avec virulence tout ceux qui, en relation quotidienne avec les malades, portent aide à ceux qui souffrent, inexorablement emprisonnés dans les tenailles de plus en plus serrées de la dépendance alcoolique? Il s'attaque ainsi non seulement aux mouvements d'entraide d'anciens buveurs, mais aussi aux addictologues regroupés dans l'Anpaa ou à la SFA et aux chercheurs de l'Inserm !

La violence de ses attaques ne serait-elle pas le pendant de la faiblesse de la rigueur scientifique et de la non sûreté des résultats attendus, d'un produit qui pour l'instant se révèle aussi efficace qu'un médicament comme l'Aotal et dont la prise s'effectue souvent à long terme et à des doses souvent exponentielles ? Si les promoteurs de ce  décontractant étaient confiants dans les résultats à long terme de leur remède miracle contre l'alcoolisme, ils n'auraient pas besoin de guerroyer via un site contre ceux luttent pour aider les malades à sortir de ce fléau. Mais demander à ce monsieur de faire preuve de modestie scientifique, c'est comme demander à un cigarettier de promouvoir l'arrêt du tabac pour éviter la mort par cancer du poumon. En termes de santé, il n'y a pas de miracle, hélas.

Nous comprenons bien que pour le laboratoire qui commercialise ce médicament, il n'est pas question de critiquer un produit qui génère des sources de profits importantes justifiant à eux seuls les campagnes médiatiques et de lobbying auprès des leaders d'opinion et des prescripteurs pour sa préconisation la plus élargie possible.

Mais notre regard n'est ni financier ni industriel. Nous n'avons aucun intérêt à défendre telle ou telle autre solution pour lutter contre l'addiction alcoolique. Notre seul objectif est de permettre à tout malade alcoolo-dépendant de se sortir de l'emprise du produit, de retrouver sa santé et sa liberté de vie, quels que soient les médicaments, thérapies ou ressources pour y parvenir.

Pour l'instant, les solutions les plus efficaces et pérennes sont celles qui associent l'approche médicale et l'accompagnement psychologique et social du malade.

Avec le baclofène et en l'état actuel des constatations, nous sommes forcés de remarquer qu'il y a loin entre la promesse et les résultats.

En effet, notre mouvement, dans ses 250 sections, peut constater que la plupart des malades qui use du baclofène, non seulement reste très souvent addicte à l'alcool, mais en plus devient dépendante psychologiquement d'un produit médicamenteux dont les effets à long terme sont à ce jour encore inconnus lorsque les doses augmentent.

Or, la plupart des malades augmente de façon exponentielle les doses de Baclofène, dans la poursuite sans fin de la suppression de l'addiction alcoolique.

Les spécialistes comme l'Anpaa, la SFA, ou les chercheurs de l'INSERM arrivent au même constat de prudence ou de doute sur les résultats du Baclofène, une fois passé l'effet d'annonce.

Si susciter de l'espoir avec un remède miracle n'était pas si grave, nous souririons volontiers avec Charlie Hebdo quand il publie un dessin dont le personnage, accroché au zinc du comptoir, lève le verre en hoquetant «  le baclofène, c'est un décontractant qui permet de lever le coude ».

 

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